My ass is in France when my heart is in London. And when my ass is in London, my heart too. Ha-ha.

My ass is in France when my heart is in London. And when my ass is in London, my heart too. Ha-ha.

29.01.08

Lisa, ton string dépasse. Et ça dépasse, ça dépend. (Nan ?)

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You know I dream of the day we'll get lunch together like every saturday. I'd tell you how men are bad with me and you'd just dry my tears and hug me, as you had always done. Because I'll remember all my bloody life how you were, how you are with me. Thank you Tim. To smile, and making smile my heart too. I miss you like the sunshine. And I miss hearing my english name. Eleanor.

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13.01.08

Etre Pete-oyable, faire Pete-yeah, cracher des Pete-huits, avoir l'air d'un Pete-re.

Nan mais tu rends compte, la prochaine fois qu'on ira chez nous à Londres, on fêtera nos un an de E***** Society !

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07.01.08

"La vie est à nous"...

Je me suis aperçue que c'était de Londres que tout était parti. Je veux dire, cette mélancolie. Cette façon de voir la France, et les français différemment et plus généralement le monde entier. Cette sorte de dégoût profond, cette façon de se plonger longuement dans ses pensées, de n'être plus jamais vraiment présente. De sourire en ayant envie de pleurer. Londres a tout bouleversé, mais dans quel sens ? Détruit ? Je n'en sais rien. Tout ça, ça parait tellement fou. C'était il y a six mois et c'est comme si nous avions eu le temps d'y vivre une vie. Est ce que tout ça s'est vraiment passé ? Les regards qu'on a croisé sont ils réels ? Je crois que Londres rend lâche, et j'en suis désolée.

<< London, c'est comme ça. Tout le monde s'aime, personne ne se connaît. On ne dort jamais, et on s'habitue. A n'importe quelle heure on peut manger, boire, embrasser, crier, pleurer, travailler, dormir. Le temps n'existe pas. Londres, c'est une ville où l'on aimerait hug tous les passants. Tout le monde sourit, tout le monde s'excuse mille fois, tout le monde vous dit take care , tout le monde boit vos paroles, tout le monde rit avec vous. London est un jus concentré de tous les pays du monde. On peut y entendre parler toutes les langues que la Terre possède, y voir un arc-en-ciel de couleurs de peau. London est l'allégorie du mot cosmopolite. London est une grande maison qui accueille tout le monde et où chacun a sa place et son rôle à jouer. On s'y sent chez soi. Que pouvais-je faire à part fuir tout cela, toute cette France, tous ces français, tout Jack. Rien. Alors j'ai fuis, et je fuirai encore. Je courrai encore sans même avoir un but, et si je fonce dans le mur, j'accélérerai quand même. >>

Comme je dis souvent à Frank, "that's so complicated, just like me...".
Oui, je crois vraiment que tout à commencé là. Ce mal être, ces envies indescriptibles de s'enfuir, de courir, oui de courir, en fait. Sur la plage de Brighton en plein hiver. Ou de danser dans les champs. Je crois que c'est à partir de Londres que les Libertines et Babyshambles sont devenus source à larmes. A partir de là que j'ai trouvé l'amour nul, aussi. C'est tellement triste de dire ça, et pourtant je le pense, je m'en dégoûte, tout me dégoûte. Le lycée me dégoûte, tous ces abrutis inutilement inutiles qui rient en me, en nous voyant me dégoûtent. Etre ici et pas chez moi, chez nous, me dégoûte.
Et j'ai peur. Je meurs chaque jour un peu plus de peur. Peur de ne pas réussir à partir d'ici. Peur d'être condamnée à voir Londres de loin. A ne pas pouvoir boire un hot chocolate brûlant et sucré les jours où il fera froid. Cela me ronge chaque jour. Et chaque note reçue m'étrangle. "Est ce que cela suffira pour partir ?". "Et si après tout je n'étais pas assez bonne en anglais ?". Oui, je sais, il y a Tim qui me rassure. Mais Tim, c'est mon ami, ce n'est pas pareil. Et Frank ? Oui, lui aussi me rassure sur mon niveau en anglais, mais est ce que ce ça suffira ?". J'ai si peur et je me sens si lâche.

Et si en plus Pete meurt...

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31.12.07

What about Daniel Cleaver ?

No I'm not ashamed to shout that this movie must be watched at least to see Daniel Cleaver smiling in the lift.


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30.12.07

Here we go.

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25.12.07

Un instant.

C'était juste à côté de la table basse de notre salon. Il était tard, il n'y avait quasiment plus personne dans la salle. Mais Henry voulait une une chanson.
J'ai commencé à chanter ce morceau que Caro aimait bien. Il m'a accompagné, et m'a tenu les lyrics. Je n'étais pas encore chanteuse mais heureuse de chanter quand même. Au bout de quelques minutes, j'ai prononcé le dernier mot, il m'a affiché un large sourire et m'a pris la main. J'ai vu son regard et je crois que j'ai compris à ce moment là. Je ne sais pas pourquoi je me rappelle de ce moment précis, peut être parce que j'ai rechanté cette chanson aujourd'hui et que ça faisait six mois qu'elle était enfouit...
Bref.


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10.12.07

Stan et Vic nous avaient prêté une cuillère et on leur a rendue en la collant sur leur porte...

From:
Timothy
Sent:
Mon 10/12/07 18:14
To:
Elé'

(...)
"I really miss you and your friends so dearly."(...)

Je n'ai pas copié le message entier, mais je vous passe le message, ladies =')

<< Les petits étaient couchés, on avait marché toute la journée, essayé des lunettes roses pour Caro sur Camden Town, admiré les oeuvres du Tate Museum, souri à un homme tout maquillé de blanc avec des larmes noires sur Covent Garden, pris un Cake bleu et un café trop chaud sur Picadilly une nuit, écouté Fuck Forever dans l'underground, et enfin on avait retrouvé les canapés de notre chez nous. Henry jouait Angel, Amy avait la bouche ouverte devant The kooks, Marhin regardait une émission trash sur des cambriolages, Alli faisait des "pompompom" avec sa basse et Henri avait regardé les jambes de Caro. Et un matin, comme ça, sans qu'on s'en aperçoive, tout était fini.>>

<< Ce matin là, je m'en souviens tellement. Je suis descendu au salon toute seule. Il était tôt. Au fond il y avait Henri, je m'en souviens car je ne lui ai pas dit au revoir. Je suis allée à la cuisine et j'ai pris un toast, et de la confiture, pour faire passer le goût du toast. Je me suis assise à la grande salle et je n'ai pas pu manger, tellement cette boule resserrait ma gorge. Putain, je me disais. Et dire que cette table, celle où je mangeais à l'instant même, avait aussi était une de celle où on répétait le soir avant d'aller vers 1.30 du matin au salon, jouer. C'était dans cette pièce qu'il faisait un peu frai. C'était dans cette pièce que le nouveau groupe à cinq était né, un groupe crée à London, bon sang. Dans cette pièce qu'on entendait parfois les sirènes hurlantes des voitures de polices qui allaient désamorcer les bombes. C'était là qu'une fois on avait été sur la rue pour jouer de la guitare et que les gens, les gens ils n'étaient pas haineux là bas, oh non, non les gens en voitures, ils nous souriaient. Je suis repassée par le salon, celui où jusqu'à 4.00 nous vivions parce que le temps à London n'existait pas. Ce salon où les gens étaient si bienveillant, ce salon où Timothy voulait nous apporter des couvertures pour ne pas qu'on ait froid. Ce salon où Marhin essayait de prendre des photos discrètement sans le flash. Ce salon où l'on regardait du catch. Où le monde entier semblait beau. Où Kim avait les larmes aux yeux de nous voir jouer. Je suis arrivée dans le couloir et là j'ai vu Timothy. Il m'a pris dans ses bras, parce que c'était normal. Que tout semblait si normal, là bas. Je lui ai dit que je ne voulais pas partir. Et il voyait ma tristesse. Et comme à chaque fois il disait "hey lady... come on, don't be sad". Et puis j'ai croisé Kim dans ce même couloir, et là c'est moi qui lui ai sauté au cou. Parce que je n'en pouvais plus. Kim dont il n'existait sûrement pas plus gentille personne au monde. Je suis arrivée dans l'entrée, celle ou le vigile avait l'habitude de nous saluer. J'ai monté les deux étages, traversé le corridor et puis je suis entrée dans cette chambre avec la désagréable impression qu'elle était comme trop bien rangée. Les valises étaient faites. Les guitares, basse et Cajõn étaient rangés. Amy pleurait sur le lit d'Alli, tout était tellement calme. Je me suis assise par très loin sur le lit de Domdom et puis je l'ai accompagné. Il a fallu recharger les voitures. Nous traversions pour la dernière fois notre rue. Pour la dernière fois nous passions devant Kensal Green. Voilà, il ne restait plus rien dans notre chambre. Les draps étaient toujours là, mais les dizaines de fringues froissés n'étaient que souvenirs. On l'a fermé, cette porte. En bas, on a retrouvé Timothy qui nous a montré une carte de monde. On regardait le bout de son doigt partir de London et traverser la Manche. Tim était tellement de choses. Il nous reprit dans ses bras, et puis il a fallu qu'on parte vraiment, cette fois.>>

<< Dans la voiture, c'était calme. Je continuais à pleurer. Je crois qu'Amy aussi. Quelques heures passèrent, je ne sais plus. On s'est garé dans un parking, et on s'est toutes réunies. On avait l'air tellement épuisée. L'air était frai dehors. Nous étions à Brighton. La plage était belle, il n'y avait personne. Le vent nous mettait les cheveux dans tous les sens, et malgré la mélancolie, on riait. J'ai été me baigner dans l'eau glacée avec Amy pendant que Caro criait "ahhh" parce que les vagues l'avaient trempé. On est repartie. Nous étions à Dover. Nous sommes montée dans le bateau. Il faisait beau. On s'est assise sur de beaux fauteuils et on a commandé des hot chocolates pour nous rappeler encore London. Amy m'a regardé et on s'est enfuie en courant, laissant les filles toutes les trois. On courait, on courait, et on est arrivée sur le pont. Là bas, il y avait chez nous. C'était comme si Dieu s'il existe avait voulu éclairer notre pays. La lumière était dorée et plongeante sur l'Angleterre. C'était beau à en pleurer. On est restée là des minutes entières et puis on est retournée boire nos hot-chocolates. Ils n'étaient ni brûlant, et ni bon. C'est peut être ça, au fond, qui nous a fait réalisé qu'on venait de quitter notre maison.>>

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09.12.07

Julia we don't live in the 60'.

Psssssst, imaginez une bataille de neige sur la plage de Brighton en plein février. Caro tombera par terre et MaRhin rira, Alli' enverra de la neige anglaise dans la capuche de Amy pendant qu'elle me dira qu'elle veut se baigner et je l'accompagnerai, comme toujours.
N'imaginons pas, à vrai dire. Vivons le.

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28.10.07

He says he does remember, HE SAYS HE DOES REMEMBER !

<< I think that I miss you more than you miss me but I do understand your yearning and your heart (...) I don´t want to lose you as a friend (...)You are so wonderful...I do remember ! >>

Iqmage_5 Tim.
Cela faisait deux mois que j'attendais ce mail. Et j'ai à nouveau envie de pleurer. Parce qu'il me manque. Qu'ils me manquent tous, en fait. Que les seedless grappes me manquent. Que cette fatigue me manque. Que leurs sourires, leurs amitiés, leurs chaleurs me manquent. Comme leurs accents, comme chaque seconde que j'ai, qu'on a pu vivre là bas, chez nous.
Donnez moi a gun, que je tue la France.
Chéri, viens, on s'en va.

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01.10.07

I dream of a Christmas there.

Summer was yesterday, Winter'll be tomorrow.
Weither is cold. Rainy. Guess where I'd like to be. Your guesses are true. I miss our home in London... so much... I try to remember all, because I'm scared to forget. To forget some tiny things, so important to my mind you know... First, the smell of my clothes when I'm come back from London. London has a smell, yeah... And at each second I smelled my T-Shirt... You know what, I don't remember this smell, and it makes my heart broken.
I did not want to forget. I want to remember the horrible taste of toast during the breakfast, the cold corridors, Kim's hugs, Tomothy's eyes, receptionist's smile... I want to remember the burn of hot chocolate in London, the rain on my face. I want to rembember Boyan... If I had known before... I'm not angry against him in spite of all... Because I knew... I didn't tell him goodbye. It was about 8.am, I knew It would be the last time I see him...
I also remember Timothy, because you know, He was such an angel with me, I like him so much, and I miss him. He said me "oh don't cry... come on" and made me a hug. And I felt so good. That was, too, the last time I saw him. I Remember that I sang "Cosmic Dancer" to Boyan, and he was smiling. He smiled for me. And then he played Foxey Lady watching into my eyes. I remember Kim and me on the sofa. He was so nice with me too. Speaking of London, and its hard life. I wanted him to succed, I remember so well. I remember one night, I was on the corridor with my guitar, and I started playing "Wonderwal" by Oasis, and the american family in the room in front of me had started singing with me... It was so nice.
Anyway I could speak about that several hours.

I want to write, these times. But especially in a pub. Called the London Pub. (No, it's not a joke haha). To start a new book (yeah there was already one in writing). I need some answers... I need to write.

Anyway, I'm okay.
And new guitar courses are better, and nice.

Posté par Cherry_s à 08:13 PM - Thoughts of London. - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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